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 Ain't runnin' from myself no more (bee)

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MessageSujet: Ain't runnin' from myself no more (bee)   Ven 22 Juin - 1:24


Ain't runnin' from myself no more
( Bee & Nate )

Il lui avait fallu moins de vingt-quatre heures pour planifier toute cette histoire – quand il était sorti dans l’immense jardin de la villa située dans les hauteurs de l’île, ses sœurs avaient bondi sur leurs pieds et ses mères s’étaient servi un verre supplémentaire de Dom Pérignon, se servant de la bonne nouvelle que représentait la venue de Beryl comme excuse. Le lendemain matin, l’un des bateaux des St John (parce que s’ils n’avaient qu’un seul avion en leur possession, les bateaux, allant des voiliers aux yachts, c’était une autre histoire) était prêt à affréter la jeune fille de Naples jusqu’à leur île. Soleil haut dans le ciel, short et polo sur le dos, histoire de se donner l’air civilisé, Marella lui lance les clés de la voiture réservée une fois l’année lorsqu’il passe dans la cuisine. Il sait toujours pas comment il y est arrivé, comment il l’a fait craquer. P’t’être que l’écrin du collier qu’il dépose sur tableau de bord de la voiture y est pour quelque chose. P’t’être que c’est juste les sœurs de Nate qui lui manquent. P’t’être qu’elle veut pas rompre avec les bonnes habitudes. C’est tout et rien en même temps. Il lui faut à peine dix minutes pour descendre l’île – parce qu’il fait attention aux détours sinueux de l’île, se gare non loin du lieu de débarquement. Capri est magnifique, quand animée. La vue coupe le souffle, la population est aimable – même avec les petits snobs dans leur genre. En attendant Bee, il se dit qu’il finira sans doute sa vie, par ici. C’est un peu bête d’y penser, alors qu’il a même pas clôturé le chapitre dédié à l’adolescence, mais peut pas s’y empêcher. Il se voit déjà vieux, bercé par le cliquetis de l’eau turquoise, toujours aussi dérouté par la beauté des hauteurs dans lesquelles il s’aventure pourtant depuis des années. En sortant, il a largement le temps d’apercevoir le bateau s’approcher au loin, place sa main en visière jusqu’à le voir amarrer, grimpe sur le ponton de bois qui craque sous son poids. Putain, elle l’a vraiment fait, alors, elle est vraiment venue. Il lui faut quelques pas supplémentaire pour arriver à sa hauteur, le cœur lui fout la poitrine en vrac, lui donne soudainement du mal à respirer correctement. C'est que Bee, qu'il est obligé de se répéter le long du court chemin et ça lui donne fichtrement que peu de temps pour calmer les frénétiques battements de son cœur de grand sensible. Bee ! Il parvient qu’à prononcer trois lettres, la prend dans ses bras et la soulève de terre, poids plume qu’il n’a jamais eu aucun mal à supporter, avant de la faire tournoyer et la déposer, non sans l’avoir embrassée au préalable. J’espère que t’as faim, parce que Martha est occupée à nous préparer un repas de rois, lui fait-il savoir en saisissant ses bagages d’une main. Son bras libre vient naturellement se glisser sur ses épaules et il la serre automatiquement plus près de lui, comme s’il avait peur qu’elle lui échappe. A la maison, Mare, Maggie et ses parents (même Martha, la cuisinière) étaient presque autant enthousiastes que lui. Presque.
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MessageSujet: Re: Ain't runnin' from myself no more (bee)   Sam 23 Juin - 0:01


Ain't runnin' from myself no more
( Bee & Nate )

dans le bateau qui la conduit à capri, bee repense à cet enchaînement si rapide qui l'a conduit jusqu'ici. la dispute, les messages, peut-être aussi son coeur. son coeur qui palpite au rythme de ces souvenirs marqués des traces de l'italie. capri, une terre qu'elle frôle avec habitudes depuis dix années, une terre qu'elle connaît, qu'elle chérie, mais qu'elle redécouvre chaque été sous un angle nouveau, qui ne cesse de l'émerveiller. et elle se rassure - en quelque sorte - en se disant que c'est sans doute cette mélancolie, cette routine et le manque de ses amis qui l'a poussé à faire sa valise pour l'île. et ça aussi, ça a été plié bien vite. à peine son portable posé en vrac, qu'elle s'était ruée vers son placard pour y défaire une grande partie de sa garde-robe. l'annonce à sa mère, moins drôle. en plus de ne pas accepter le fait que ce voyage soit une décision de dernière minute, sa matriarche semblait ne pas avoir oublier les événements récents dont elle n'avait pourtant pas eut le cran de mettre sur le tapis, avec sa fille. mais bee, elle en a pas démordu, trop tard de toute façon, son esprit était déjà parti. envolé. elle n'a pas beaucoup dormi pendant le vol qui la menait à naples - pourtant si long trajet. l'excitation sans doute, parce que malgré tout elle a eut ce sourire plaqué contre ses douces lèvres à l'idée des jours à venir. aux oubliettes ce nuage noir qui durcit son esprit. il ne reste que la flamme de l’effervescence. et après ces longues heures passées au dessus des nuages, les minutes qu'elle passe à voguer sur la tyrrhénienne lui semblent aussi courtes qu'interminables. au loin, elle l’aperçoit, la terre promise. bee, elle discute pour occuper son temps avec un garçon de bord, mais ça ne compte plus vraiment. elle est déjà là bas. son enthousiasme grandissant à l'approche du ponton ne fait que s'accroître lorsqu'elle remarque sa silhouette s'approcher. ça palpite dans sa cage thoracique, ça s'enflamme sur ses joues et scintille dans ses prunelles. sourire béat et coeur à l'envolée, elle se laisse tomber dans les bras de nate avec une confiance infinie. la tête cachée dans le creux de son cou, elle se sent bien là, à sa place - qu'elle pensait pourtant si floue. avec martha aux fourneaux j'en doute pas une seule seconde. ça l'étonne pas d'elle. c'est comme une vieille habitude. et elle sent déjà l'odeur lui caresser les narines. l'odeur des vacances, de l'italie. bee, elle vient poser sa main sur celle de nate et se presse un peu plus contre lui comme pour réaliser sa présence à ses côtés. je suis contente d'être venue qu'elle confesse entre ses lèvres rougies par l'émotion. c'est qu'elle a toujours été censée être là, finalement.
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MessageSujet: Re: Ain't runnin' from myself no more (bee)   Dim 24 Juin - 23:40


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( Bee & Nate )

Il a le cœur qui explose, Nate, c’est comme un feu d’artifice dans sa poitrine quand il prend Bee dans ses bras et la fait tournoyer dans les airs comme une princesse. Parce qu’après tout, c’est le statut qu’elle a, aux yeux du jeune homme. Suffirait de lui demander et il viendrait déposer une couronne sur ses cheveux de blés, poserait un genou au sol ou courberait l’échine en une petite révérence. Puis, après leur dispute, celle où i l’a fait pleurer, il doit se faire pardonner. Il s’était juré, pourtant, y’a des années que jamais, ô grand jamais, s’il voyait des larmes dans les grands yeux bleus de son amie, que ça serait de sa faute, fallait bien qu’il admette qu’il avait failli. Juste pour ça, il se serait giflé – c’est c’qu’elle aurait dû faire, Bee, d’ailleurs. Il avait onze ans quand il avait clamé haut et fort que l’premier qui ferait pleurer la jeune fille prendrait son poing sur le nez, quelle ironie. Elle est là, pourtant, malgré le mal qu’il lui a fait et il peut pas empêcher cette proximité, ça fait des années qu’ils sont aimanté et personne a jamais cherché à les séparer. Quand elle lui avoue qu’elle est contente d’être là, son palpitant s’emballe et il vient lui embrasser la tempe, parce que putain, qu’est-ce qu’elle lui a manqué. Ca fait quelques temps que ça tourne plus rond entre eux et quoi de mieux que l’Italie pour resserrer leurs liens, tourner la page du chapitre le plus bizarre de leur existence ? Rien. Rien n’est jamais aussi parfait que Capri. J’ai ton cadeau dans la voiture, qu’il lui glisse au creux de l’oreille, avant d’hausser un sourcil, un sourire satisfait étirant ses lèvres. Quelques enjambées plus tard, Nate ouvre le coffre de la voiture pour y déposer les bagages de Bee. T’aurais dû voir la tête des filles quand je leur ai dit que tu venais , lance-t-il un peu plus fort avant de refermer le coffre. Il lui ouvre la portière de la voiture, lève les yeux au ciel avec condescendance. Elles ont tiré la tête durant tout le voyage. Nate referme la portière, puise glisse du côté conducteur avant de saisir l’écrin qui contient le collier. Il la connaît par cœur, les goûts et couleurs n’ont plus de secrets depuis longtemps. Il sait même pas comment c’est possible. Tu sais, dans les hauteurs, un peu en recul, y’a tous ces petits artisans hyper sympas à qui maman a pas pu s’empêcher de raconter que toi et moi, on s’était disputé, lui fait-il savoir en relevant les yeux vers elle pour détailler chaque trait de son visage – une vraie poupée, comme toutes les filles qu’il connaît, mais elle a quelque chose de plus. Nate penche légèrement la tête de côté pour l’analyser : une beauté classique et intemporelle, que disent ses mères. P’t’être bien qu’elles ont raison. Enfin bref, du coup, ces petits artisans, Falco et Fedora, un couple vraiment sympa, étaient d'accord sur le fait que je devais me racheter. J’suis resté dans leur atelier des heures entières pour que ce soit parfait, lui dit-il en ouvrant l’écrin, face vers Bee pour qu’elle puisse admirer le pendentif d’argent aux motifs torsadés, rehaussé d’un saphir discret. Il avait eu le choix de la pierre précieuse, avait choisi le saphir qui ferait ressortir la couleur de ses yeux, il en était certain. Elle avait de beaux yeux, Beryl, fallait les mettre en avant. C’est pas Cartier, mais au moins ça vient d’ici. Où ils ont tant de souvenirs. Que des bons, aussi loin qu’il puisse se souvenir. Il hausse doucement les épaules, Nate, comme si ça importait peu, quand il a le cœur qui bat la chamade. Quelque chose de particulier pour quelqu’un de particulier, a-t-il envie de rajouter, mais ça reste bloqué.
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MessageSujet: Re: Ain't runnin' from myself no more (bee)   Mer 27 Juin - 22:41


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elles sont loin derrière eux les intempéries sauvages qui planaient au dessus de leur tête. le palpitant en ébullition, rien ne saurait trahir ce mélange de rancoeur et de tristesse qui l'habitait quelques jours plus tôt. bee, elle se sent comme au premier jour, comme avant, comme si un sort avait été lancé. oubliettes. le pouvoir de l'italie ou simplement cet effet qu'il a sur elle. l'impossibilité de rester bien longtemps éloignée de lui, cette constante sensation de tiraillement dans sa poitrine quand la proximité n'est plus. elle ne ment pas bee, quand elle dit qu'elle est contente d'être venue. son corps tout entier la secouait. alarme ambulante qu'elle était. piégée d'elle même dans une situation pourtant si simple à résoudre : l'oubli. d'un revers du bras, elle a balayé toutes ces mauvaises pensées, tous ces écarts de comportement pour qu'ils redeviennent eux-même. simples. proches. heureux. le baiser de nate fait s'emballer son myocarde - trop pour que ce soit innocent, ce qu'elle place sous le coup de l'excitation, la fatigue. il fait s'étirer ses lèvres en un sourire plus doux encore que les précédents. et quand il mentionne le cadeau qui l'attend, elle relève le regard vers lui, intriguée, presque gênée. c'est qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il le fasse, pensait juste à un appât pendu à l'hameçon qu'elle a gobé, avide. t'inquiètes, elles me l'ont bien fait comprendre. t'imagines pas le nombre de messages que j'ai reçu. un vrai scandale, qu'elle précise, évoquant l'acharnement des soeurs st john suite à l'annonce de son refus. bee, elle était déjà à deux doigts de flancher pour elle. nate n'a été que cette goutte d'eau qui l'a fait traverser l'océan. bee, elle se laisse mener, monte dans la voiture côté passager sans demander son reste. elle reste figée, absorbée par les paroles de nate lorsqu'il se met à dialoguer sur l'histoire de cet écrin qu'il tient entre ses mains. elle en tremblerait presque tellement ça s'anime à l'intérieure d'elle. elle brûle d'une impatience qui lui est d'ordinaire étrangère. elle est loin d'être matérialiste, bee, alors elle se serait passée de ce cadeau qui, maintenant qu'il est présent, attire son regard, attise sa curiosité. sa tête se remue au fil de ses paroles, acquiesce machinalement son discours. elle lève les yeux au ciel quand il mentionne sa mère partie raconter à qui veut l'entendre qu'ils se sont disputé. pas une once d'étonnement, parce que bee, elle les connaît par coeur ses voisins. comme s'ils étaient une extension de sa propre famille. son regard s'illumine quand enfin il met fin au mystère. du bout des doigts, bee vient caresser la perle raccord avec ses prunelles scintillantes, détailler chacune des ses formes. nate ... lèvres pincées, elle ne trouve pas les mots pour exprimer ce chamboulement qui lui tord l'estomac, les tripes en vrac. non, c'est mieux que cartier. quand son regard se relève enfin en directement de celui de nate, il luit de toutes les étoiles d'un ciel dégagé d'été. des perles d'eau émotionnelles viennent s'y logées sans pour autant trouver la sortie de ses paupières. il est parfait, merci, qu'elle murmure presque avant de serrer ses bras autour de son cou. elle reste immobile quelques secondes, incapable de défaire cette étreinte qu'elle désirerait éternelle. les narines embaumées de son parfum, son corps frêle accolé au sien, elle se ment, repousse tout avec une difficulté qui la tord. elle est consciente qu'elle ne pourra pas oublier ce qu'elle ressent, pas tant qu'il continuera à se comporter ainsi avec elle.
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